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vidéo de Francois Bayrou du samedi 9/03 « on n’est pas couchés »

François Bayrou était l’invité de Laurent Ruquier dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, samedi 16 mars.

Si vous ne l’avez pas vu, cession de rattrapage en vidéo sur le site du Mouvement Démocrate :

http://www.mouvementdemocrate.fr/article/cessons-de-donner-la-prime-de-lelection-au-demagogue-le-plus-acharne

 

Ou un court extrait ci-dessous :

Laurent Ruquier – Nous sommes d’autant plus heureux de vous recevoir que nous avons dévoré votre livre. Vous parlez de la situation du pays, de votre choix au second tour de la présidentielle et d’une voie de recours. Pour vous, il y a trois solutions : les extrêmes Mélenchon et Le Pen, et la vôtre, celle de la vérité. Tout au long de la première partie du livre, je pensais que chacun avait sa vérité, mais ce n’est pas vrai, il n’y a qu’une vérité ?

François Bayrou – Il y a une phrase d’une grande philosophe, Hanna Arendt, que je mets en ouverture du livre : « La vérité est le sol sur lequel nous nous tenons et le ciel qui s’étend au dessus de nous ». Il y a plein d’opinions, mais cela fait vingt ans en France que l’on ouvre des yeux stupéfaits et estomaqués sur cette réalité bizarre et dramatique, qui est que nous ne pouvons faire aucune des réformes qui sont exigées et réalisées par à peu près tous les pays de notre niveau qui nous entourent. Cette question me tracasse depuis longtemps. J’en suis venu à l’idée que la raison pour laquelle l’accord, qui est nécessaire pour que les réformes se fassent, est impossible parce que one s’entend sur aucun des piliers de la réalité du pays. Chaque élection, présidentielle et législatives, donne en réalité la prime aux démagogues les plus acharnés.

Vous écrivez « À chaque élection, pour ne prendre que ces vingt dernières années, les candidats promettent tout en sachant que la situation ne leur permettra pas d’honorer leurs promesses ». Vous dites que la politique aujourd’hui, c’est de la séduction ?

C’est la séduction, les illusions et l’applaudissement général autour de ceux qui les cultivent. Présidentielle et législatives, ces séquences tous les cinq ans, c’est tout ou rien : vous avez tout le pouvoir ou vous n’en avez pas du tout. Et même, dans un certain nombre de cas, vous êtes totalement exclu de la représentation ! L’extrême gauche, l’extrême droite et le centre – des gens qui ne s’aiment pas spontanément entre eux – ont fait près de 40% des voix aux trois dernières présidentielles et totalisent moins de 1% des députés. Qu’ont fait ces 40% là, pour ne pas être représentés comme les autres ? Ce sont des citoyens de seconde zone ? De sous-citoyens ? Nous sommes le seul pays où la représentation est ainsi réservé aux courants majoritaires, qui fait qu’aucun autre courant ne peut se faire entendre, sauf les deux voies qui disent tous à peu près la même chose. Voilà pourquoi nous sommes privés de la conscience élémentaire, qui fait que les peuples soutiennent les changements nécessaires pour eux.

Je reviens sur la tromperie des différents candidats. Vous écrivez « Quand c’est le bateau qui est en perdition », car vous considérez que notre pays est en perdition…

Non, ce n’est pas moi qui considère. Demandez-leur, tout autour de vous, c’est eux qui vivent la perdition du pays, nous tous citoyens français. On est dans une catastrophe, dans un crash au ralenti. On ne respecte aucune des promesses qui ont été faites, et de très loin ! Dans la dernière présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande promettaient tous les deux une croissance de 2%. Vous voyez ce qu’il en est, nous allons avoir 0%. Et je suis certain qu’ils le savaient. L’un était au pouvoir, l’autre armé d’experts, ils savaient exactement où nous en étions. Ils ont une part de responsabilité, le système et le peuple aussi.

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